Dre. Aoua Bocar Ly-Tall

…making the connections between environment and the treatment of women and girls avril 21, 2010

Filed under: Ils parlent de moi — aouabocarlytall @ 5:04

I salute your courage, your commitment, your stubbornness and your generosity. Your presence here today is a sign of hope and it is also a hymn to the freedom we desire for the girls and women who will follow in our footsteps.

— Michaëlle Jean, Governor General, presenting the Award in Commemoration of the Person’s Case to Aoua Bocar LY-Tall | 2005

What does the status of women and girls – especially as reflected in female genital mutilation (FGM) – have to do with global warming? Or with planting North American seeds in rural Africa?

In fact, they have everything to do with one another.

In Africa, women do most of the work of keeping families alive. Imported plants may push out the native plants that for centuries have provided food and are essential to the food chain in an area. When this happens, the local food supply can almost disappear over night.

Global warming can mean less rain or devastating floods. Either way, the result is fewer crops, less food for people and animals, and more difficulty obtaining usable water. In many places clean water is not available at all, ever.

The gains women have made are everywhere fragile and threatened. In many places in Africa, women have exercised few if any rights. Life is hard and getting harder. For women, this means ever-increasing vulnerability to abuse.

Dr. Aoua Bocar LY-Tall is a sociologist, environmentalist, international human rights consultant, and watchdog for sustainable international development. A resident of Montreal, she primarily pursues her campaigns for human rights – especially the rights of women and girls – in North America and Africa.

Dr. LY-Tall works with governments and research institutes, non-governmental organizations, and numerous United Nations agencies. Among these activities, she participated in the United Nations summits in Nairobi in 1985, in Rio de Janeiro, 1992, Beijing, 1997, and New York in 2000.

She researches, writes conference and academic papers, newspaper and magazine articles, and speaks to groups all over the world. Her dedication and energy appear to be limitless.

The abolition of FGM is a prime focus of Aoua Bocar LY-Tall’s work.

what it feels like to be a girl

For many women and girls, the trip for water has become a walk of many kilometres to a well shared by several villages. Food preparation can take eight or ten hours a day for rural African women.

As conditions worsen, and the time and work required to prepare food increases, time for working to gain money, time for education, time to spend in family and community activities decreases. Women’s ability to look beyond the essentials of life decreases. And, as hunger and disease – as well as chronic war many parts of Africa – increasingly threaten their families, women become ever more vulnerable.

One indicator of that vulnerability is female genital mutilation.

Despite UN condemnation, each year 3-million women and girls endure this practice. At best, it robs them of sexual pleasure. It often leads to infection, lifelong pain, and even death.

In Canada, LY-Tall is an associate member of the Institute for Health and Society at l’Université du Québec à Montréal and a research associate at the Institute for Women’s Studies at l’Université d’Ottawa.

LY-Tall works for the full integration of women of African origin in Quebec and Canadian society.

She is expert counsel for Fem EN VIE, “a consulting, assessment and strategy development organization focused on women’s issues, sustainable environment and cultural diversity.”

In 2003, she became executive director of CI-AF Canada – a coalition of groups around North America whose goal is to end female genital mutilation. She is the founder of Femmes africaines, horizon 2015 (FAQ 2015), which is a network of African women. “Horizon 2015” refers in part to the abolition of FGM around the world by the year 2015. That FGM is now being practiced in Canada gives this deadline urgency not just in Africa, but here as well.

In December 2006, Governor General Michaëlle Jean led a Canadian delegation to Africa to increase awareness of Canadian work there. Dr. LY-Tall was a member of that delegation. At the time of writing, she is working in North Africa.

Dr. LY-Tall’s awards

1992 | Certificate of Gratitude from the Prime Minister of Canada for her part in organizing and participating in the UN Summit in Rio de Janeiro, Brazil

2000 | Award of Merit for community service, presented by the Montreal YMCA Foundation

2001 | Lauréat du Mois de l’Histoire des Noirs, Montreal

2005 | Governor General’s Award in Commemoration of the Persons Case

By Frances Rooney | January 14, 2008

Source : http://section15.ca/features/people/2008/01/14/ly-tall/

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L’excision et la législation québécoise avril 20, 2010

Filed under: Ils parlent de moi — aouabocarlytall @ 9:55

La sociologue Aoua Bocar Ly lors de la Conférence internationale «Tolérance zéro aux mutilations génitales féminines», au siège des Nations unies à Addis Abeba, en 2003. L’excision n’est plus un débat réservé à « ailleurs, quelque part loin d’ici ». Le Barreau du Québec en est conscient, et met la problématique sur la table le mois prochain.

L’excision, ou plus précisément les mutilations génitales féminines (MGF), touchent 28 pays d’Afrique, ainsi que quelques régions du Proche-Orient et de l’Asie du Sud et de l’Est. Fait connu. Fait qui l’est moins: des communautés d’immigrés originaires de pays où les MGF ont cours se livrent toujours à cette pratique. On estime à 130 millions le nombre de fillettes et de femmes qui ont subi une mutilation génitale.

La sociologue Aoua Bocar Ly lors de la Conférence internationale «Tolérance zéro aux mutilations génitales féminines», au siège des Nations unies à Addis Abeba, en 2003.

 Qu’en est-il ici, au Québec, terre d’immigration? Selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au moins 5% des victimes des MGF, soit plus de 6,5 millions de femmes, vivent en Occident. En raison de l’immigration récente de populations en provenance de la Somalie, de l’Éthiopie, de l’Érythrée, du Soudan et du Nigeria, on trouve au Canada de plus en plus de femmes ayant subi ces mutilations. Et même si ce sujet demeure tabou, et ce, aussi bien au sein des communautés touchées que dans la société dans son ensemble, des excisions se pratiquent au Québec.

Une spécialiste de la question, la sociologue Aoua Bocar Ly,, chercheure et membre fondatrice du Comité Inter-Africain (CIAF), sera l’une des expertes invitées au colloque sur les MGF que tient à Montréal, le mercredi 6 octobre, le service de la Formation permanente du Barreau. Mme Ly souligne que les pays d’Europe ont ouvert les yeux sur cette problématique dès les années 80, mais que le Québec et le Canada sont en retard dans leur façon d’aborder la question.

Le Réseau Femmes Africaines Horizon 2015, l’un des comités du CIAF, milite au Québec depuis 1994 justement pour contrer ce fléau. En décembre 2003, ses membres ont organisé, dans le cadre de leur projet de mobilisation de la collectivité au Québec, un forum de sensibilisation s’adressant à la population, puis, en avril, un colloque destiné aux professionnels de la santé. C’est justement dans cette foulée de diffusion de l’information que s’inscrit le colloque du 6 octobre, qui visera, celui-là, les professionnels du droit. Cette stratégie de communication est rendue nécessaire en raison de l’ignorance et de l’indifférence qui entourent encore cette question. De l’avis de Mme Ly, malgré la législation en place, même «ceux qui savent ne connaissent pas vraiment».

Buts visés et effets dévastateurs

Appelées également «circoncision féminine», les MGF prennent diverses formes. Tout d’abord l’excision, qui consiste à sectionner le capuchon du clitoris, ou à procéder à l’ablation du clitoris et d’une partie ou de la totalité des petites lèvres. Cette forme de mutilation représente 85% des cas.

L’autre forme de mutilation, l’infibulation, consiste à couper entièrement les petites lèvres et le clitoris, puis à coudre ensemble les grandes lèvres, en ne laissant qu’un petit orifice.

Ces pratiques atroces relèvent de motivations diverses, allant de l’amélioration de l’hygiène féminine à la préservation de la virginité, en passant par l’argument religieux.

Les mutilations génitales provoquent de graves troubles physiques et psychologiques: hémorragies, infections, formation de kystes, dysfonctionnements sexuels, incontinence, stérilité, grossesse et accouchement difficiles, accroissement du risque de transmission du VIH, névroses, et parfois jusqu’au décès. Pourtant, chaque année, au moins deux millions de fillettes dans le monde risquent d’être victimes de MGF.

La voie des comités nationaux

Pour y remédier, en particulier grâce à la mobilisation de femmes africaines, de nombreux programmes existent dans ces pays, souvent soutenus par les organisations internationales et les pays occidentaux. Des législations ont aussi été adoptées, mais elles restent souvent lettre morte, la peur de ne pas trouver un mari pour les fillettes non mutilées étant la plus forte.

Créé en 1984, le Comité Inter-Africain (CIAF) de lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes soutient la création de comités nationaux chargés d’agir dans chaque pays concerné, mais aussi dans les pays d’immigration africaine, afin de suivre la mise en vigueur de la législation relative aux pratiques traditionnelles néfastes, d’assurer une éducation sanitaire visant à sensibiliser le public à leurs dangers, et d’élaborer des programmes destinés aux agents de la santé et aux praticiens de la médecine traditionnelle.

Statut de réfugié et mutilations

En 1997, une loi a été adoptée pour criminaliser les MGF (article 268 modifié du Code criminel) ainsi que le fait de faire passer à l’étranger une mineure afin qu’elle subisse ce type de mutilation (article 273.3 du Code criminel). Cependant, d’après nos recherches, il n’y a eu aucune condamnation au Québec pour de tels actes.

Par ailleurs, la jurisprudence a reconnu les MGF comme cause de persécution permettant de revendiquer le statut de réfugié. Une meilleure connaissance de cette problématique permettrait notamment un recours plus fréquent, plus éclairé et plus efficace à ces points de droit.

Selon Mme Ly, la législation seule ne sert à rien sans mesures d’accompagnement et sans l’attribution de fonds, qui, pour l’heure, font cruellement défaut. La sociologue compte donc sur la pression de tous pour que le dossier soit entendu par les décideurs politiques, et pour que soit respecté l’engagement du ministre québécois de la Santé, Philippe Couillard,, d’adopter un plan d’action en 2005-2006. Mme Ly est d’avis que la lutte contre les MGF, violation des droits des femmes, devrait être soutenue par la société québécoise, non seulement à l’aide de programmes à l’étranger, mais aussi au Québec, auprès de ses citoyennes laissées sans assistance

 Melinda Madueno, juriste

Sept 2004

Source : http://www.barreau.qc.ca/publications/journal/vol36/no15/default.html

 

Mon image de l’année 2005 avril 11, 2010

Filed under: Ils parlent de moi — aouabocarlytall @ 8:27

Le 15 novembre 2005, dans un grand salon du Rideau Hall à Ottawa, deux femmes noires avaient rendez-vous avec l’histoire. Une photo illustre ce moment hautement symbolique.

Parmi les six Canadiennes honorées par la gouverneure générale pour leurs contributions à la défense des droits des femmes, figurait une Montréalaise d’origine mauritano-sénégalaise. Aoua Bocar Ly est docteure en sociologie de l’environnement, mais c’est pour son engagement pour les droits des femmes et particulièrement pour son long combat contre les mutilations génitales en Afrique qu’elle était honorée.

C’est une première dans l’histoire du Canada et du Québec qu’une Québécoise d’origine africaine soit honorée par une autre Québécoise d’origine haïtienne et cela, dans un lieu qui a été longtemps associé à la domination et au colonialisme. Au-delà de toute partisanerie idéologique, comment ne pas voir dans cet événement une certaine revanche sur l’histoire?

Une revanche illustrée par une photo où les regards de fierté de deux femmes noires, l’une face à l’autre, en disent plus long que mille discours. J’y vois personnellement deux femmes qui se reconnaissent dans leur contribution au progrès et à la modernité. C’est la dignité que cette image met en vedette.

Cette photo a été publiée dans plusieurs pays d’Afrique, en Haïti et dans le reste du Canada. La Gazette a souligné l’événement, mais aucun média francophone du Québec n’a jugé pertinent de la publier.

Radio-Canada a diffusé les propos du Doc Mailloux sur l’intelligence des noir-es parce qu’on les jugeait d’un grand intérêt public sous prétexte "que les discours offensants, réducteurs et haineux doivent être discutés publiquement et dix fois plutôt qu’une". On connaît le résultat. Aucun débat, que du spectacle. Personne de Radio-Canada n’a parlé une seule fois de cet hommage dont on a parlé ailleurs dans le monde, notamment au Sénégal.

Pour plusieurs médias francophones du Québec, l’intérêt public concernant les noirs se manifeste particulièrement quand il s’agit de figures perdantes. En ce 15 novembre 2005, Michaëlle Jean et Aoua Bocar Ly correspondaient plutôt à des figures gagnantes.

Faut-il rappeler aux médias francophones du Québec que les figures gagnantes de la communauté noire du Québec ne se résument pas à deux ou trois personnes? La contribution d’une femme comme Aoua Bocar Ly à la société me paraît digne de mention. Avant d’arriver au Québec en 1990, elle était déjà d’une renommée internationale comme militante pour la cause des femmes. En 1985, lors de la Conférence des Nations Unies pour les femmes qui avait lieu à Nairobi, la lutte acharnée d’Aoua Bocar Ly contre la pratique des mutilations génitales féminines en Afrique a été reconnue par l’UNICEF.

Les jeunes noirs du Québec, que les médias associent souvent à des gangs de rue, ont besoin de plus de modèles positifs. Certaines appartenances ou obsessions idéologiques ne devraient pas les tenir en otages.

Quelles que soient les raisons qui se cachent derrière ce silence, j’ai tenu à le briser modestement en proposant à mes Souverains de Bordeaux (détenus de la prison de Bordeaux) de recevoir Aoua Bocar Ly dans le cadre de leur émission Souverains anonymes. Écoutez ce qu’Aoua Bocar Ly a à nous dire. Je crois que le Québec et les Québécois-es gagnent à connaître cette grande dame, tout comme les cinq autres guerrières à qui les prix pour l’année 2005 ont été décernés.

Rappelons que le Prix du gouverneur général en commémoration de l’affaire "personne" existe depuis 1983. Au début du 20e siècle, des militantes canadiennes ont revendiqué et obtenu des autorités politiques et juridiques que les Canadiennes soient reconnues comme des personnes.

Par Mohamed Lotfi, journaliste et réalisateur radio (à partir de la prison de Bordeaux)

Page reliée : Les mutilations génitales féminines, une forme extrême de violence faite aux femmes, Aoua Bocar Ly-Tall, 06.02.2005

dans Canada 2006 (1), Immigrant-es, Noir-es, Sexualité, Violence

 

« …Combattre l’excision c’est une cause dont on parle sérieusement depuis les 15 dernières années. «  décembre 15, 2007

Filed under: Ils parlent de moi — aouabocarlytall @ 8:34

Hawa, Combattre l’excision c’est une cause dont on parle sérieusement depuis les 15 dernières années. Mais toi, tu as commencé au début des années 80. Raconte-nous pourquoi et comment cette cause est devenue ton cheval de bataille.. ?

Source : http://www.souverains.qc.ca/arhawa.html

 

« nous allons bavarder un peu avec toi.. »

Filed under: Ils parlent de moi — aouabocarlytall @ 8:32

Bonjour Hawa, je suis Michel. Je te dis tout de suite, tu nes pas seulement notre Souveraine du jour. Tu es notre cadeau de fin danne. Pour taccueillir comme il se doit, nous avons fait appel un artiste. Kattam, un percussionniste qui porte lAfrique et ses rythmes dans son cur. En attendant de l’entendre de nouveau, accompagns dautres Souverains, nous allons bavarder un peu avec toi. Je souligne que tu as t honore le 15 novembre dernier par la Gouverneure Gnrale Michalle Jean pour la cause des femmes africaines. Particulirement pour ta grande contribution dans le combat contre les mutilations gnitales qui svissent encore dans plusieurs pays, particulirement en Afrique. Cest une cause qui fait beaucoup de progrs grce des personnes comme toi. Mais il reste beaucoup de travail faire. Mais avant de parler de a et dautres sujets, parlons de toi Hawa. Ton nom veut dire Eve. Tu es Sngalo-mauritanienne. Tu vis au Qubec depuis une quinzaine dannes. Parle-nous un peu plus de tes origines, de ton pays et de ton enfance.. ?

 

La Princesse défend l’Imam Jaziri octobre 1, 2007

Filed under: Ils parlent de moi — aouabocarlytall @ 7:43

Décidément, le Sheikh Kamal El Batal est en train de se mettre toute la mosaïque ethnique de Montréal à dos!

Dans un communiqué envoyé à l’agence de presse Media Mosaïque Montréal Multiculturelle (MMMM…!), la Princesse Aouar Bocar Ly, une « pure laine » de la noblesse, de caste supérieure (4 en tout), du peuple ethnique Hal Pulaar du Sénégal et de confession stricte islamiste, fustige le Sheikh pour avoir critiqué autant l’Imam Saïd Jaziri que le Patriote Noir Mervil.

Réagissant au commentaire du Sheikh Batal dans lequel il prétendait que l’Imam Jaziri ne représentait pas la communauté musulmane du Québec, la Princesse Bocar répond que «en tant qu’iman c’est une personnes-ressources sur

les questions islamiques» et donc même s’il ne représente pas tous les musulmans, il en représente un partie.

Cette reconnaissance envers l’autorité de l’Imam Jaziri par une Princesse musulmane vient donc contredire les affirmations du Sheikh qui en prend pour son rhume.

La Princesse tient aussi à défendre le Noir Patriote Mervil qui, dit-elle, a reçu officiellement de sa majesté la « liberté » d’inviter qui il veut chez-lui, de même que l’Imam Jaziri a reçu de sa majesté le « droit » d’être présent à l’émission du Noir Patriote.

À propos de Jaziri, la Princesse tient à rajouter: «Qu’on soit d’accord avec ses points de vue ou pas, on doit reconnaître en toute honnêteté qu’il a des connaissances dans le domaine, qu’il maîtrise l’arabe et le français, possède une belle élocution et a le courage de ses idées» et que Noir Mervil est: «un homme

intelligent et qui a du jugement».

Au sujet de la Princesse:

La Princesse « pure laine » Hal Pulaar, Aouar Bocar Ly, est aussi Présidente du très fédéraliste et multiculturel Réseau Femmes Africaines, Horizon 2015, ainsi qu’une fervente militante au sein du Rassemblement National Démocratique du Sénégal (RNDS) un parti qui se réclame du nationalisme africain ou panafricanisme et vise à « rassembler les patriotes et démocrates sénégalais et africains autour d’un projet de libération politique, économique et culturel du pays et du continent ».

En 2005, la Princesse Patriote reçois le prix de la Gouverneure Générale du Canada, Michaelle Jean.

Bien çà alors! La Princesse Patriote pour la libération du Sénégal reçois le prix de la Gouverneure avant le Patriote Noir Mervil pour la libération politique et économique du Québec!

Y’a pas à dire, on est pas prophète en son pays!

« Il y en a beaucoup qui mettent du beurre sur leur pain grâce au multiculturalisme »

Michaelle Jean

Source : Peuplequebecois :: Groupes Ethniques Immigrés du Montréalistan (les « EUX ») :: Princesse Aoua Bocar Ly – http://peuplequebecois.forumpro.fr/princesse-aoua-bocar-ly-f21/la-princesse-defend-l-imam-jaziri-t31.htm

 

Aoua Bocar Ly Tall récipiendaire du prix du gouverneur général : ou la reconnaissance d’un long combat avril 11, 2007

Filed under: Ils parlent de moi — aouabocarlytall @ 7:49

Une image vaut mille mots dit-on, celle de Aoua Bocar Ly Tall et de Mickaëlle Jean en dit long. En effet le 15 novembre 2005, la première recevait de la dernière le prestigieux prix qui porte le titre de la fonction vice royale du Canada : Le prix du gouverneur général. Crée en 1979 afin de marquer la lutte des femmes dans leur juste combat pour la reconnaissance des droits fondamentaux, ce prix qui est remis depuis vingt six ans, souligne aussi le travail de cinq pionnières canadiennes (Emely Murphy, Henrietta Muir Edwards, Louise McKinney, Iréne Parlby et Nellie McClung) qui ont remporté une victoire historique en faisant reconnaître aux autorités de l’époque, donc de facto à la loi, que la femme est une personne à part entière au même titre que l’homme. C’était ´´ l’affaire personne ´´ qui a fait entrer désormais la femme en grand dans l’histoire canadienne. Une reconnaissance certes méritoire, mais hélas tardive. De l’ombre à la lumière, ces cinq femmes ont écrit les plus belles pages de l’histoire canadienne.C’est donc dans la juste lignée de ces grandes dames, qu’une autre grande femme verra souligné son combat.

En effet Aoua Bocar Ly Tall, s’est distinguée dans la lutte contre la pratique des mutilations génitales féminines (ou excisions) en Afrique. Son inlassable combat est reconnu tant par les institutions nationales que par les institutions internationales (Nations Unies, l’Union Africaine etc..). Femme de combat et de terrain, Aoua Bocar Ly Tall est l’une des rares personnes à se mobiliser pour défendre les mauritaniens noirs expulsés en 1989 de leur propre pays. Les noirs mauritaniens faut-il le souligner, sont toujours victimes de discrimination et de racisme. Les pays africains réputés pour leur légendaire inertie, ne s’intéressent guère à la cause de cette population victime d’un racisme arabe qui ne dit pas son nom.

Le docteur Aoua Bocar Ly Tall pour venir en aide à ces derniers, fonde l’Union des femmes du fleuve Sénégal pour l’entraide et le développement (UFED).Dans son pays d’accueil le Canada ou elle est plus qu’active, elle fonde et préside le Réseau Femmes Africaines Horizon 2015 (FAH2015) .Organisme -phare dans le domaine, ce dynamique réseau oeuvre dans l’entraide et le soutien aux femmes africaines installées au Canada. Consultante et recherchiste internationale,madame Aoua Bocar Ly Tall collabore depuis de nombreuses années avec les institutions spécialisées des Nations Unies, ainsi qu’avec des Universités,des ONG et des organismes gouvernementaux.

Panafricaniste convaincue,disciple de Cheick Anta Diop, récipiendaire de plusieurs prix et reconnaissance, madame Aoua Bocar Ly Tall a reçu le prix de mérite 2000 de la fondation YMCA des femmes de Montréal. Sociologue de formation, environnementaliste appréciée pour ses nombreuses contributions universitaires et professionnelles, elle est chercheure associée à l’institut santé et société de l’Uqam, et aussi expert-conseil de Fem En Vie Inc, un cabinet d’expertise conseils, de stratégies et d’évaluation sur les femmes, l’environnement viable et la diversité culturelle. La remise à Aoua Bocar Ly du prestigieux prix par le gouverneur général Mickaëlle Jean ne peut passer inaperçue. Toutes deux québécoises et canadiennes d’adoption. Toutes deux noires, et enfin toutes deux femmes dynamiques et déterminées, ne peut que donner une valeur ajoutée à l’événement. L’une, Aoua Bocar Ly, est la première africaine à recevoir cette distinction, qui rappelle le long chemin parcouru par les canadiennes pour obtenir enfin leur reconnaissance. L’autre, Mickaëlle Jean d’origine hattienne, est le vingt septième gouverneur général de l’histoire du Canada, et aussi la première femme noire à accéder à cette illustre fonction. Parmi les six femmes récipiendaires du prix du gouverneur général cette année, Aoua Bocar Ly a retenu l’attention pour son long combat, qui est enfin reconnu dans son pays d’accueil.

Par Moise Mougnan in http://www.sftext.com/transatlantique/aoua_bocar_ly_tall.html